Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 01:07

Applaudir, constitue un geste noble qui exprime la satisfaction et la reconnaissance à la fois; une expression banale et symbolique pour manifester l'approbation et l'encouragement d'un effort méritoire; d'un résultat notoire.... 

Le problème, c'est que ce geste se trouve banalisé à un tel point qu'il perde son sens, devient insensé et même absurde. On a tendance à applaudir pour n'importe quoi, pour n'importe qui et à n'importe quel moment?

La banalisation tue le sens des gestes, leur enlève tout l'intérêt et leur ôte toute la symbolique inhérente à tout acte humain, porteur de sens et de sensations.

La politisation donne à l'acte d'applaudir un autre sens, celui de l'approbation et de l'appui au discours, indépendamment de son contenu ou du consentement personnel. L'applaudissement devient le signe de l'adhésion individuelle et collective, une stratégie pour faire passer un message donné, montrer l'importance  d'une idée ou d'une décision si banale soit-elle. Une logique implacable de la machine politique et idéologique pour imposer n'importe quoi?

Cette logique entraine tout le monde si bien qu'on se trouve souvent pris au piège. A force de voir tout le monde applaudir, on se trouve embarqué dans une hystérie collective; donnant lieu parfois à des surenchères. Dans cette atmosphère passionnée, gare à celui qui n'applaudit pas, il se trouve d'emblée suspect. Il est d'autant suspect que le nombre d'applaudissement est élevé et la durée est longue!

Dans de nombreux cas, je me trouve en porte à faux avec l'ensemble de l'assistance à un point que je me pose parfois la question: qu'est ce qu'il y a pour applaudir? Ne pas applaudir devient même le symbole de la désapprobation et de la démarcation et devient suspect s'il se répète plusieurs fois. Faudrait-il applaudir pour ces futilités? Je vois autour de moi, tellement les gens applaudissent pour rien et pour n'i,porte quoi que je suis devenu, à la longue, allergique même à l'applaudissement. C'est l'effet pervers obtenu lorsqu'on perd le sens des choses. L'embrigadement politique, l'emprisonnement idéologique, l'esprit partisan, l'opportunisme et le manque de courage sont autant de facteurs qui expliquent et contribuent à cette misère humaine. Dans cette atmosphère passionnée ou chargée idéologiquement, il suffit qu'un seul déclenche le processus pour que tout le monde le suive pour de longs moments donnant lieu parfois à des surenchères: qui fait mieux!

A côté de l'approbation et la désapprobation, il y a l'enthousiasme qui seul doit susciter l'applaudissement et exprime l'adhésion totale et la satisfaction. Pour garder son sens, l'acte d'applaudir ne doit pas être banalisé; il doit être réservé aux actes qui nous font tellement plaisir.

Dans la plupart des manifestations, on applaudit pour remercier l'intervenant lorsqu'il termine son speech; quelque soit son contenu d'ailleurs. Ainsi, l'acte perd son sens et son rôle de discrimination et de distinction. Parfois, la durée et l'intensité des applaudissements permettent de nuancer entre les personnes et les intervenants mais les limites restent floues et ambiguës. Dans ce cas, respect oblige, la bienséance nous le dicte, il faudrait applaudir tout le monde. Nous voilà à la limite de l'acte et au seuil de son ambivalence.  La durée et l'intensité doivent être l'indicateur indiqué! 

En se plaçant de l'autre côté de la barre, on voit la seconde facette de l'acte, l'autre sens. Lorsqu'on est intervenant et on termine sans entendre un applaudissement; quant on a applaudit pour d'autres évidemment, on a souvent la sensation de manquement, d'insatisfaction; voire d'échec partiel ou d'incompréhension! On a tellement besoin de cet acte de reconnaissance que son absence rime à l'insatisfaction!

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 17:38

       عندما يصبح الواجب "مزية"

لقد تعود العديد منا  على سماع بعض الكلمات التي تبدو لأول وهلة كأنها ترحاب بالشخص وتعبير عن الإقبال على القيام بالمهمة المناطة بعهدته بكل انشراح وتفان وأريحية وأنه في خدمتك مهما طلبت….  تسمع هذه الكلمات عدة مرات في اليوم نفسه حتى تشعر بالاشمئزاز والامتعاض ألف مرة ومرة.

 يخال إليك أنك تتسول وأنك ربما طلبت شيئا ليس من حقك وليس من مقامك لكن كرم الشخص المعني وشهامته وحسن أخلاقه تجعله يتواضع ويتنازل شيئا ما ليقوم بذلك العمل الشاق والمضني وربما الخارج عن مهامه… 

 يخال للقارئ أن الطلبات ربما تكون مجحفة أو لم تحترم نظام العمل أو المواعيد المحددة. لو كان الأمر كذلك لهان وفهمنا مربط الفرس. هذه الكلمة الجميلة هي : " ليك أنت ميسالش" » –  ليك أنت راهو« … : لك أنت فقط أقوم بذلك…  أفكر في الشيء أحيانا وأتخيل نفسي يوما من الأيام يطلب مني أحد الطلبة الذين أدرسهم الإذن بالدخول لقاعة الدرس فأرد عليه ببساطة وبكل أريحية "   ليك أنت "  عجيب أمر هذا المجتمع...

                                                                                                                      جويلية 2010

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 17:27

Le temps d’une minute ?

Une minute représente soixante secondes dans la métrologie chronologique, elle correspond à la durée moyenne pour parcourir 67 m, soit près d’une centaine de pas de marche normale d’un adulte bien portant qui n’est pas pressé.
Souvent, on demande à quelqu’un une minute, parfois une « petite minute » comme s’il y en a une grande minute (?) pour exprime un moment très court.

Le problème c’est que cette minute s’allonge très souvent pour prendre la dimension de quelques dizaines de minutes. Le rapport est souvent de un à dix ? Quelle précision et quelle ponctualité lorsque l’unité de base se trouve multipliée par dix?
            On ne doit pas donc s’étonner lorsque nos réunions ne commencent que 20  ou 30 mn plus tard que prévu, on est toujours à l’échelle de trois minutes, ne s’agit-il pas de diviser par dix?

Le flou existe déjà à la base de notre métrique temporelle, notre règle de mesure du temps est déréglée, elle est extensible. Le reste n’est plus qu’une question d’échelle…

                                                                                                                      Tunis, juillet 2010

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 17:21

Le temps est un paramètre de mesure du niveau de développement des sociétés, un indicateur individuel et collectif qui exprime le degré du respect de l’autre, un indice d’efficacité et d’efficience de l’action sociale tant individuelle que collective.

En effet, plus on respecte l’autre, plus on fait tout pour ne pas lui faire perdre « son » temps, le temps à lui mais aussi le temps gaspillé bêtement pour la collectivité. Ne faut-il pas inverser l’équation: si on veut que l’autre nous respecte, on doit le respecter. Respecter l’autre, c’est ne pas le laisser attendre et lui faire perdre son temps inutilement. C’est aussi transformer le « temps perdu » en un « temps gagné », un « temps libre » qu’on peut exploiter à notre guise, qui nous donne la sensation d’être libre en choisissant même s’il le faut, de ne rien faire, se reposer,… pour pouvoir continuer paisiblement la vie

De nombreuses études ont bien montré qu’on peut gagner facilement entre 40 et 60% de notre temps moyennant une organisation appropriée pour mener les mêmes tâches qui nous incombent quotidiennement. Il suffit de bien choisir les itinéraires, la tranche horaire adéquate pour chaque tâche, l’ordre approprié des différentes tâches à assurer, penser aux solutions alternatives de rechange en cas d’un blocage ou d’un problème quelconque indépendant de nous et qui relèverait des autres acteurs ou intervenants… De l’autre côté, une mauvaise organisation (timing, logistique, tâche oubliée ou mal assurée, information retenue ou mal communiquée…) est à l'origine d’une augmentation du temps imparti à une tâche donnée de l’ordre de 50%. On se trouve ainsi par un simple jeu d’arithmétique dans un intervalle de ± 50% du temps, l’enjeu est de taille, il réside dans l’(in-)organisation  dans les actions de l’individu et le (non-)respect de l’autre qui conduit à la désorganisation de l’autre.

Depuis des décennies, je ne me rappelle pas de beaucoup de réunions, auxquelles j’ai pu assister, qui ont pu commencer à l’heure. Elles se comptent au bout des doights des mains dans le meilleur des cas. Il arrive souvent aussi que certains groupes ou instances, à l’initiative de certaines personnes certes, essaient de respecter le temps au début du moins, par enthousisme certainement; ils finissent rapidement par sombrer dans l’habituel. Très souvent, on réussit à faire démarrer la première réunion à temps (par enthousisme du novice, par crainte, par opportunisme…) mais toute suite après, on commence progressivement par tolérer certains retards : au début 05 minutes, puis 10 mn, qui deviennent avec le temps (consciemment ou inconsciemment), 15 mn et on arrive même à 30 mn de retard (?). Dans certains milieux, on justifie même un retard de 15 mn, il devient même académique pour ne citer que le milieu concerné mais le mal touche toutes les sphères. Une fois, à une réunion demandée par un des  ministres, l’assistance dont certains membres sont venus de très loin même, des villes de l’intérieur du pays avec 3 à 4 heures de trajet (!), a dû attendre presque une heure et demie pour voir le ministre arriver. Quelle est la valeur de l’excuse présentée par le Ministre ? A l’évaluer approximativement, on pourrait dire qu’est est égale à : 1,50 x 150 personnes x la valeur horaire moyenne du temps = 225v. En supposant que v est ici égale au salaire moyen des personnes concernées, on peut avoir une idée du temps perdu.

Cette gangrène touche malheureusement tous les milieux et toutes les instances : le milieu syndical, associatif, scientifique, politique, administratif… Toutes les sphères de la société sont contaminées à tel point que ceux qui viennent, commencent à temps, sont devenus des cas anormaux, exceptionnels et marginaux!!! De quelle normalité parle-t-on?

ll m’est arrivé très souvent de prendre toutes les mesures de ne pas aller à temps, de retarder mon arrivée de 05, 10 minutes pour ne pas être contraint à attendre les autres, attendre le quorum nécessaire parfois pour la plupart des réunions pour donner aux décisions prises un minimum de crédibilité, dans le cas où ce quorum n’est pas exigé par les textes. En dépit de cette rétention contre-nature, je constate toujours que je suis toujours parmi les premiers pour ne pas utiliser le singulier dans certains cas.

Dans ce contexte, qui est le perdant et qui est le gagnant? Il semble qu’il y a une véritable inversion, les gagnants ne sont pas ceux qui respectent le temps, au contraire.
Est ce que cela veut dire qu’il faudrait, peut-être, changer de pratique? Et bien, non, non…

                                                                                              Tunis, juillet 2010

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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 16:20

La géographie est pour la plupart des personnes cette connaissance physique et socio-économique des lieux, des espaces et des territoires. Le terme est souvent associé à la curiosité, à la connaissance du(des) lieu(x), à l'ici et là. Ce n'est pas par hasard que souvent on associe la géographie o voyages. Ne trouve-t-on dans la plupart des librairies et des bibliothèques, parfois parmi les plus spécialisées,  un rayon consacré à  "Géographie & Voyages" ?. Parfois, on trouve le mot "tourisme" aussi qui s'ajoute à ce binôme mythique : "Géographie, Voyages & Tourisme"... 

 

La chaîne "National Geographic" , à l'instar de la Revue du même nom, diffuse tout au long de la journée des émissions dont le point commun est représenté par la différenciation du monde vivant : le monde végétal, le monde animal,  l'humanité dans sa diversité, ses pratiques, ses coutumes et ses traditions...

 

La géographie ne se résout guère à une simple curiosité liée aux lieux et au monde vivant. Elle constitue une véritable science des lieux et des territoires, des espaces humanisés, des espaces des sociétés qui a ses règles, ses axiomes, ses principes fondateurs et son corpus explicatif de la réalité humaine prise dans sa dimension spatiale. L'espace est suffisamment prégnant dans la vie de l'humanité qu'il recèle une intelligibilité certaine qui se trouve incorporée dans l'organisation de l'espace privé ou public, local ou mondial. Que cette intelligibilité se trouve souvent inconsciente, difficile à lire dans l'espace, certes. Encore faut-il déchiffrer l'écriture pour être capable de lire? En effet, l'espace est un texte écrit par l'humanité avec la nature certes, savoir déchiffrer ce texte n'est pas à la portée du citoyen moyen, c'est une véritable science à apprendre même pour les géographes : savoir lire l'espace, déchiffrer le monde.

 

 

Voir le site personnel de Amor Belhedi, aller à l'un de   suivants :

http://amorbelhedi.250free.com 

http://amorbelhedi.voila.net

http://amor.belhedi.voila.net

 

 

 

 

 

 

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